Les peluches, des réservoirs à bactéries ?

Les peluches, des réservoirs à bactéries ?

Elles sont mignonnes et adorables à souhait. Avec leurs jolis poils soyeux, leurs frimousses sympathiques, et leurs formes moelleuses, les peluches et autres doudous font partie des cadeaux les plus souvent offerts aux nouveaux-nés. Pour autant, elles sont loin d’être inoffensives. Outre le fait qu’elles s’amoncellent dans les chambres de nos enfants, elles sont aussi de véritables réservoirs à bactéries, et potentiellement dangereuses pour la santé de nos enfants.

Les peluches sont d’importants réservoirs à bactéries

Selon les résultats d’une étude scientifique menée par des chercheurs de l’Université de Buffalo, les peluches, au même titre que le reste des objets de notre environnement, constituent de véritables nids à bactéries. Suite à leur expérience réalisée dans une crèche, il s’est avéré que 80 % des peluches étaient porteuses de germes potentiellement dangereux. Si la majorité des bactéries identifiées sont entièrement inoffensives pour l’homme, d’autres peuvent néanmoins aboutir à des infections graves, comme des pneumonies ou des angines bactériennes.

Parmi les familles de bactéries le plus couramment présentes dans les peluches de nos enfants, les scientifiques ont pu mettre à jour de nombreux streptocoques, comme le Streptococcus Pneumonia, qui envahit les voies respiratoires, ou le Streptococcus Pyogenes, responsable de nombreuses infections chez les enfants. Si ces deux groupes de bactéries ont tendance à se déshydrater rapidement et à perdre de leur dangerosité à l’air libre, elles peuvent néanmoins se renforcer et conserver leur efficacité des mois durant lorsqu’elles se développent dans des biofilms, une communauté microbienne qui crée une couche protectrice de sucres autour de ces structures bactériennes. Les biofilms constituent, par ailleurs, leur mode de croissance majoritaire.

Faut-il s’inquiéter outre mesure?

Certes, il convient d’être particulièrement vigilants face à ces bactéries potentiellement dangereuses, et de laver régulièrement les peluches et doudous de nos enfants. Néanmoins, il n’est pas non plus nécessaire de céder à la panique et de retirer immédiatement les peluches de la maison. Premièrement, parce que les modes de transmission de la peluche à l’homme restent encore à déterminer. On ne connaît en effet pas la proportion d’enfants infectés pour avoir manipulé leur peluche favorite.

Deuxièmement, parce que les bactéries sont en réalité omniprésentes dans notre environnement proche : poignées de portes, téléphones portables, claviers d’ordinateurs, télécommande, jouets, …voire même dans l’air. Difficile, dans ce cadre, de protéger totalement nos enfants face aux microbes de l’environnement. D’autant plus que, selon les spécialistes, une exposition  à des  niveaux raisonnables, évidemment  aux bactéries peut s’avérer utile pour éviter les allergies et participer au renforcement du système immunitaire des plus petits.

Comment laver les peluches de nos enfants ?

Afin d’éviter une surexposition de nos enfants aux bactéries contenues dans leurs peluches, les spécialistes recommandent donc aux parents, aux crèches et aux écoles, de procéder à un nettoyage régulier des doudous en question. Si le lavage ne constitue pas la solution-miracle, dans la mesure où certaines bactéries peuvent y résister, il permet néanmoins d’éliminer une grande proportion de microbes de ces surfaces, et donc de minimiser les risques d’infections.

Les peluches et doudous sont facilement lavables  s’ils ne comportent pas de piles  en machine ou à la main. Pour un lavage à la main, quelques gouttes de shampooing ou de liquide vaisselle dans une bassine d’eau tiède suffiront. En machine, veillez à déposer la peluche dans une taie d’oreiller ou un filet à linge, ainsi qu’à utiliser une lessive spéciale pour tissus délicats et de l’adoucissant. Choisissez un programme pour textiles fragiles également, à basse température. Séchez à l’air libre.

Enfin, pour renforcer les mesures d’hygiène vis-à-vis des bactéries de notre environnement, il n’est jamais trop tard pour adopter de bonnes habitudes afin d’en limiter leur transmission, comme se laver les mains régulièrement ou tousser dans son coude.

 

Lucie A.

Passionnée par les sujets de la santé, Lucie intervient sur ce magazine pour apporter des informations claires et précises.

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